J’ai vu pour vous : Belgian Disaster de Patrick Glotz

Bonjour tout le monde (une fois)!

J’ai eu la chance d’assister à l’avant-première de Belgian Disaster hier soir à Bruxelles. C’est une comédie belge signée Patrick Glotz qui sortira le 30 septembre dans les salles.

C’était une projection bien belge. Les non-retardataires ont eu la priviliège d’écouter un micro-concert de chansons de la BO du film, suivi de commentaire de toute l’équipe de comédien et du réalisateur. Loin de l’organisation que j’ai toujours connue en avant-première, ça parlotte, ça fait des blague avec un bon accent Bruxellois, une fois et évidemment on prend du retard sur la projection. L’animateur harponne une personne au premier rang, l’oblige à chanter la Brabançonne et invite tout le monde à se lever et à l’accompagner. En toute fin de « discours » on nous signale que certains ont une surprise cachée sous leur siège, là encore c’est la cohue, tout le monde se penche avec espoir. On ne saurait faire plus authentique et plein de vie. C’est du belge.

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Belgian Disaster c’est l’histoire de 4 hommes bien bien paumés qui sautent les yeux fermés dans une magouille qui a tout pour ne pas marcher. C’est aussi une histoire d’amour et d’amitié. Et c’est aussi le récit de vies foireuses mais pas désespérées. De gens qui ne sont pas seuls et de combats du quotidien. C’est drôle et poétique….et comme c’est belge ça sent la frite et le « scandale ».

On applaudis l’équipe qui a réussit à faire un bon film avec le quart du budget souhaité. Ca encore c’est bien belge. Ca avait aussi tout pour foirer mais là, ça a pas foiré!

La projection commence. Et on se quitte pour se retrouver au chapitre: ce que j’en pense.

Ce que j’en pense

J’ai un peu fait les montagnes russes . Disons que certains moments ont particulièrement capté mon attention et à d’autres moments je me sentais hors du film et je me sentais bel et bien dans la salle de cinéma, mal assise et j’avais faim, l’instant d’après j’étais à nouveau plongée dans l’histoire oubliant ma condition d’être humain mal installé et affamé. Je ne saurais pas vous dire clairement ce qui engendrait cela, soit mon estomac reprenant le dessus soit une certaine arythmie dans le film.

MAIS! (beh oui y a un mais) J’ai adoré l’esprit comique du film. Je craignais du remâché de Dikkenek et ce ne fût pas le cas. Un humour lourd mais en même temps très fin, des vannes qui claquent à la gueule et vous laisse la joue rouge. Des instants comiques non-verbaux vraiment puissants. Un mélange de fabulation et de vraie vie (de merde) tout à fait savoureux.

Les personnages sont éclectiques. 4 hommes au centre, des amis sans argent et sans trop d’ambitions autre que garder la tête hors de l’eau. Leurs femmes a qui ils font des secrets lorsqu’elles partent travailler dans une usine dirigée par une mégère pleine aux as. Et puis une jeune fille en quête de passion. C’est elle le prétexte pour tout foirer.

J’ai bien aimé le côté gadget des décors, ça grouille et ça coulisse de partout, comme un atelier d’inventeur, ça fait rêver, c’est régressif. On espère souvent se trouver dans un lieu pareil. On imagine une lumières tamisée, des bricoles dans tous les coins, des coucous, des lampions,… comme la tente stock d’un vieux cirque itinérant.

Enfin, bref j’ai ris, j’ai été émue, j’ai un peu rêvé et j’ai reconnu les rues du quartier des Marolles. On se sent chez se sent chez soi, tout d’un coup.

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