J’ai vu Mallorque sur un scooter

!Holà! Que tal ?

J’aurais mis du temps à vous en parler mais il se trouve que je suis allée passer quelques jours en Espagne en Juin dernier. Dans les îles Baléares, à Cala Santanyi près de Palma de Mallorque.

Grande veinarde, j’ai profité d’un bon Daydreams. C’est l’équivalant d’un Bongo voyage mais proposant des séjours à un plus grand nombre de destinations. Je vous parlerais de ces box voyages mais parlons d’abord des fabuleux trois jours que cela m’a fait passer avec des amis.

Départ en avion, trajet court, atterrissage bienvenu et début d’une belle aventure courte mais intense.

Nous avons loué une voiture à l’aéroport (on y trouve plusieurs services de location qui se font concurrence) afin de nous déplacer à notre guise durant le séjour et de gagner du temps entre l’hôtel et l’aéroport à l’aller ainsi qu’au retour. Sans pouvoir vous en dire le prix après tout ce temps, je me souviens que le prix était assez bas et avantageux et que nous n’avons pas dû attendre pour prendre la route.

Nous sommes arrivé en début d’après-midi à notre hôtel, le Pinos Playa, situé dans une crique au bord de l’eau.

Notre vue était à tomber par terre et la température au poil! Nous n’avons évidemment pas attendu longtemps avant d’aller mettre les pieds dans le sable. Le soir un bar de la terrasse était ouvert et évidemment nous avons dégusté des cocktails.

OKééééééé début véridique de tout l’intérêt de mon article. Kewaaaa ? ce qu’elle a dit avant valait rien ? Baaaah si mais bon, là je vous parle de….deeeee…..du scooter!

On a loué des scooters pour aller voir l’île. On aurait préféré des motos mais il y en a peu en location un dimanche et nous ne voulions pas perdre de temps. Alors zou! Scooter! Là encore le rpix était ridiculement bas, essence comprise. C’est toujours la caution qui râpe les fesses.

Nous avons fait un bon gros bout de chemin! De Cala D’Or, où nous avons loué les scooters, nous sommes allés plus au Nord au Castell de Santueri à Serra De LLevant non loin de Felanitx.

Ces ruines de château offrent une promenade superbe très en hauteur. Nous avons pu y voir une vue panoramique magnifique de Mallorque ensoleillée.

Autant vous dire que j’ai adoré ce parfait mélange de culture et de sport, puisque nous avons fait un peu de grimpette entre chaque point d’information sur l’endroit.

Après cette belle ballade en plein soleil, nous avions faim, c’était le moment rêvé de reprendre la route pour un petit repas à Manacor. Paella pour certains, salade de la mer pour moi, et bien entendu de la bière espagnole, MIAM! Tout cela juste à côté d’une très belle église, malheureusement fermée ce jour-là.

Nous avons fait une petite promenade digestive dans ces charmantes rues calmes. Hé oui en Espagne jusque 15h on ne voit plus âme qui vive, c’est la sieste. Cela s’explique par les fortes chaleurs, presque personne ne travaille entre 12 et 15h, les heures les plus chaudes.

C’est là qu’on a séparé le groupe en deux. et que les sympathiques duo se sont dirigé respectivement vers Portocristo et Cala Aguilera. La plage, il me fallait de la plage, c’est donc là que nous sommes allés.

Un vrai plaisir, toutes ces petites plages…et ce teeeeeemps, oh my goood, oh my gooood. Vous savez je me sentais comme mon petit frère lorsqu’il est venu pour la première fois à la mer. Il devait avoir 3 ans tout au plus, arrivé dans le sable, il a couru comme jamais et s’est jeté dans le sable comme un chat sur de al viande fraîche, il a pris de grosses poignées de sable fin et les a mises en bouche sans délais…!!! Encore maintenant je me repasse vaguement cette image dans la tête, cette petite folie de joie et de bonheur, celui d’un enfant. ( ok la nostalgie me gagne mon petit frère vit très loin de moi depuis de longs mois (presque un an, ou plus qu’un an, je ne compte plus). Hé bien cette folie et cette joie m’habitais, plus sobrement, croyez-moi, je le regrette presque mais je n’ai pas couru manger du sable.

Bref ce fût un très agréable moment, sommé par un petit cocktail aux fraises fraîches.

Nous avons retrouvé nos amis pour un dernier verre avant de rendre nos scooters.

Et quels verres!!!

Bref c’est ici que s’est terminé notre escapade en scooter. J’ai vraiment adoré me promener en plein soleil avec les mollets à l’air sans craindre de danger (merci au chauffeur!). Moi qui jusque là n’était que montée au cul d’une moto avec toutes les protections de rigueur, hé bien sur le coup, je dois avouer que je n’étais pas pleinement à l’aise au départ et puis….FREEEEEDOOOOOM, FREEEEEEDOOOOOOM!

Le soir, nous avons eu la chance d’assister à un petit spectacle à la terrasse de l’hôtel. Un très amusant chanteur/comédien espagnol nous a chanté de grands succès avec humour. C’était divertissant, et comme le jeune homme invitait à participer, croyez-moi, j’ai tout donne!

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Notre hôtel était rempli d’Allemands, tout le personnel parlait Allemand, Mallorque est une destination qu’ils apprécient. Même nos menus à l’hôtel en étaient affectés (petit rire). Non pas que nous avions de la saucisse à chaque repas, non, le choix nous était encore donné mais il y avait un mix de mets allemands et espagnoles, c’est on ne peut plus éclectique!

Nous avons évidemment mangé des tapas à toutes les sauces et bu de nombreux cocktails frais et refrais. Et enfin entre la fête, la plage et les escapades, nous avons effectué notre dernières excursion en direction de Las Cuevars de Drach. Nous ne savions absolument pas à quoi nous attendre et pour ma part j’ai à la fois détesté et adoré cet endroit.

Ce sont des grottes (tout comme celles que j’ai visité en France à l’Aven D’orgnac) vraiment magnifiques mais qui ont été assez mal préservées des visites touristiques. Tout le monde tripote les stalactites/mites à sa guise et altère donc l’évolution de ces dernières. Cela affecte la beauté et l’authenticité du lieu. Les visites se font selon un horaire et on se moque assez du nombre de visiteurs cela engendre, dans notre cas, un attroupement peu agréable, surtout dans un lieu sous-terrain humide et chaud.

Je n’ai pu prendre des photos et donc vous montrer mais l’endroit était magnifique et la visite s’est soldée par un émouvant spectacle de son et lumière sur l’eau. Nous étions assis face à une étendue d’eau sous-terraine. La lumière s’est éteinte, et seuls restaient des éclairages sous l’eau et derrière la pierre. Le son s’est fait entendre, du violon, du piano, d’autres instruments et après un court instant, nous avons aperçu des petits bateaux guidés à la rame. C’était magnifique. La musique ne venait pas d’enregistrements mais de vrais musiciens, assis sur ces barques en mouvement sur l’eau. Ceux qui me connaissent savent qu’il m’a fallu très peu de temps avant de verser mes larmes sans retenue (dans le noir personne n’aura soupçonné la chose…niark! Mais je ne m’en cache pas). De la musique classique, sous une faible lumière, sur de l’eau claire comme l’eau de roche, sous la surface…

Ca a duré le temps de plusieurs chansons et puis nous avons pu à notre tour parcourir ce petit trajet sur des barques.

J’ai adoré l’expérience, le spectacle, émotion quand tu nous tiens!

C’est ainsi, après quelques autres verres et bons repas que notre séjour s’est clôturé. Enfin voici donc l’épilogue…

Nous avons repris la route vers Palma, avec quelques heures d’avance pour aller faire une dernière promenade en quête de spécialités gustatives et boire un café sur la plage de Palma. J’ai enlevé mes chaussures et suis allée prendre quelques coquillages. J’ai marché un moment, seule les pieds dans l’eau et la fatigue ou ma grande émotivité on fait leur oeuvre.

J’ai pleuré. J’ai versé ces larmes que l’on verse quand on dit au revoir à contre-coeur et qu’on ignore si l’on se reverra bientôt. Ces larmes aussi tristes qu’elles portent l’espoir d’u retour. Parce que je me voyais bien, un jour, passer par là encore, peut-être tous les jours avant d’aller travailler. Mettre encore, un bref instant, les pieds dans l’eau tiède, sentir le sable engloutir mes orteils. Ca m’a submergée de nostalgie.

Mais bon, le café était prêt, je devais rejoindre mes amis et repartir. Je me souviens avoir pleuré de la sorte. A 17 ans, en quittant le petit village de Mangily à Madagascar, après un mois de vie là-bas. Là déjà je me jurais que je reviendrais.

Voilà. Avion. Sieste. Retour au bercail.

Les bons Daydream? Un mélange d’appât et de grosse blague. 

Nous avons payé des suppléments par-ci, par-là ce qui au final à porté le montant de notre voyage a plus cher que prévu. Je ne regrette rien mais je n’apprécie pas les surprises, surtout lorsque mon portefeuille s’en trouve affecté.

Il est de bon ton de bien se méfier et se préparer.

Ca n’a rien enlevé au superbe voyage que j’ai fais, avec des gens géniaux. Je vous recommande chaudement la destination, on y croise peu de francophones, c’est dépaysant au possible!

 

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