J’ai testé pour vous #8: faire de l’Airsoft

Comme si notre monde n’était pas déjà assez violent, faudrait qu’on aille se shooter la tronche entre potes sur des terrains douteux!

OUI!

J’ai pris mon temps avant de vous en parler pour être certaine de ne pas vous dire de bêtises: j’ai testé l’Airsoft et j’ai ADORE ça!

Avant de vous parler du pourquoi, quand et comment j’en ai fais l’expérience je dois tout de même faire un point culture en vous expliquant ce que c’est, des fois que ça vous dirait rien du tout…je voudrais pas vous perdre au premier chapitre!

L’airsoft est un jeu utilisant des répliques d’armes à feu propulsant des billes en plastique.

Ces répliques d’arme étaient, à l’origine, conçues pour la collection ou le tir sur cible. Des passionnés ont alors eu l’idée d’en utiliser dans une activité sportive en équipe dont l’un des principaux enjeux est l’élimination de l’équipe adverse. Tous les joueurs sont munis d’une protection oculaire obligatoire et en l’absence de marque visible laissée sur les joueurs par l’impact des billes adverses (comme au paintball par exemple), la comptabilisation des touches est dépendante de la sincérité des joueurs touchés.

En bref et en clair, on trouve un terrain intérieur ou extérieur (je vous en reparle), on constitue une équipe, on trouve une ou plusieurs équipes adverses et on se marav’ la gueule à coup de faux flingues à billes (en tous genres) jusqu’à ce que fausse mort s’en suive.

On peut compliquer la donne en variant le but du jeu (protéger un lieu des adversaires, protéger une personne des adversaires, faire des prisonniers,…), les règles du jeu (pas de « pan t’es mort, un tir sur la jambe ne tue pas mais handicape le joueur, fixer un nombre de vies,…) ou même en ajoutant un peu de scénario de jeu de rôle pour ambiancer tout le monde.

On joue pas à la wannagen en short t-shirt! NON! C’est un jeu, oui mais il est tout de même dangereux, donc on se protège. Il est obligatoire de se protéger les yeux. Pour le reste à vous de voir si vous voulez jouer avec un casque ou non et avec des protections (genoux, gilet tactique pour le torse par exemple)ou non. En général tout le monde est en tenu camo (camouflage militaire) mais on peut jouer en combo jean/pull pourvu que ça soit discret (bah oui…s’agirait pas de se faire remarquer et abattre).

J’en viens donc aux terrains. Ils sont difficiles à trouver puisque ce sport engendre quelques nuisances sonores et de projectiles. Les team qui ont un terrain sont vraiment chanceuses et jouissent d’un avantage rare. Les autres team louent des terrains à la journée ou à l’heure, ou participent à des événements organisés par des équipes qui ont un terrain à elles.

Soit on joue ce qu’on appelle des CQB (close quarter battle) à traduire comme des combat en milieu clos, soit on joue en extérieur donc dans les bois. Les parties CQB sont assez courtes, donc on peut en enchaîner facilement alors que les parties en extérieur sont plus longues et plus fastidieuse puisque le terrain est plus grand.

Les team peuvent se retrouver pour des Opé. Ce sont des grosses parties d’Airsoft, qui peuvent s’étendre sur plusieurs jours et réunir plus d’une centaine de joueurs sur un même lieu (pas de CQB possible dans ce cas là).

Voilà pour keskessé.

Maintenant je vous parle de mon expérience du Bazaar…

J’ai découverts l’Airsoft grâce à mon jules un groupe d’amis qui en font. Moi qui ne suis pas quelqu’un de violent, ni de très pro-armes, ça me freinait un peu…

Et puis curiosité faisant, je me suis tout de même demandé ce que c’était, ce que ça faisait aussi de s’attaquer à un/des adversaire(s), de se cacher, de se camoufler, d’établir une stratégie. Tout ça semblait bien ficelé, organisé et sécurisé.

Quand l’occasion s’est présenté, j’ai emprunté une tenue, un réplique et un casque et j’ai accompagné la team Anti Gaz pour un CQB à Mons.

Je suis arrivée dans un très grand hangar assez rustique. A gauche du couloir un espace avec des tables pour organiser le matos de chacun et à droite il fallait passer des rideaux des toile de jute pour atteindre le terrain d’airsoft en lui-même.

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Comme vous le voyez c’est pas bien grand. On peut mieux faire mais du coup on faisait des parties courtes avec des objectifs simples et deux équipes l’un contre l’autre. Ca tourne vite, on s’ennuye pas! On évite les répliques de barbares et presque tout le monde joue avec des GBB:

Gaz Blow Back, type de réplique fonctionnant avec du gaz, et possédant une culasse mobile.

Après cet après-midi là, j’étais plus capable de contenir ma joie et mon exaltation. J’avais fais le plein d’adrénaline (ça a beau être des billes, recevoir un shoot dans le casque ça fait monter le rythme cardiaque) et de bonne ambiance. Sur le chemin du retour je ne tenais plus en place, à quand la prochaine partie?!

BILAN du premier essai:

  • Je me suis super super super bien amusée,
  • J’ai découverts un univers aussi sérieux que ludique,
  • J’ai rencontré des gens doux comme des agneaux sous leur camo et leur attirail de guerre,
  • J’ai reçu un tir de shotgun dans le fessier et ça fait bien bien mal mais rien de grave, un petit bleu et on en parle plus (à noter que dans un cross à obstacles j’ai reçu une balle de paintball et 6 mois plutard, j’ai encore une cicatrice),
  • J’ai fais du sport, l’air de rien.

Il n’a pas fallu longtemps avant que je remette le couvert! En route donc, le week-end passé pour une journée complète d’airsoft.

Cette fois on joue sur un terrain semi couvert, une ancienne grande brasserie à Couillet dont voici le site internet : Airsoftkempen.

Il y a plusieurs étages intérieurs, des pièces sombres, une cour intérieure et aussi 1KM de bois (dans lesquels nous n’avons pas joué cette fois). Ca fait déjà tout de suite plus de possibilités et des parties plus longues avec plus de monde YIPIE! (et j’ai utilisé une réplique de AKA 47 cette fois, c’est plus lourd!)

La team Anti Gaz a rejoint plusieurs autres équipes d’airsoft, toutes néerlandophones. Nous avons donc du nous adapter pour bien se comprendre. En gros on a causé en anglais quoi!

Le jeu était assez bien ficelé, tout était organisé à l’avance, nous avons eu un briefing d’un peu plus de 30 minutes pour comprendre tout le jeu, qui contenait du jeu de rôle et des nouvelles règles.

C'est moi à droite avec tout l'équipement ;)

C’est moi à droite avec tout l’équipement 😉

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Briefing airsoft/jeu de rôle avec un peu powerpoint détaillé!

C’est un peu ardu de vous replanter le décor mais j’essaye: alors que le monde entier est devenu le Kim Empire, la résistance intercepte un message indiquant la mise un place d’une « solution finale ». Dans le doute, on prend les armes. Le QG I.C.I (ne me demandez plus…c’est un genre de CIA mais inter-nations) de Paris invite à se défendre (d’où la baguette que tient notre briefer sur la photo ci-dessus).

Notre équipe a commencé la journée sous le nom d’un mouvement nazis suédois…de bonne augure?! Les autres équipes sont : l’Amérique, La Russie, La Corée et nous les nazis Suédois.

Dans la première partie, nous nous sommes tous affrontés (là du coup j’étais perdue sur l’aspect résister ensemble, mais j’ai dû louper une information) pour pénétrer dans un bâtiment (le terrain de jeu).

DSCN7841

Ensuite mon équipe est devenue une patrouille Coréenne et nous avions pour mission de défendre le bâtiment, laisser entrer un homme (herr je sais plus qui) seulement et le buter à sa sortie du bâtiment tout en empêchant tous les autres joueurs de pénétrer sur les lieux.

Lors de la 3ème partie, nous avions pour mission de récupérer un paquet protégé par des snipers. Cette fois toutes les nations s’étaient unies vers ce même objectif.

Après quoi mon équipe a été chargée de cacher et de protéger un colis.

Epuisée après cela ?OUI!

BILAN de ce deuxième essai:

  • Plus crevant que la première fois puisque plus long et ma réplique était plus lourde
  • Plus stressant puisque le terrain est plus grand et compliqué et qu’on a plus d’adversaires
  • Léger soucis de compréhension avec les autres équipes néerlandophones (haaaa la barrière de la langue!) mais nous avions des bilingues pour traduire avec humour!
  • Super excitant! Le lieu était vraiment top et donnait la possibilité de s’y croire!
  • Un bémol: une équipe qui trichait et a énervé un peu tout le monde (quand tu reçois des balles dans le casque = tu es « mort »!!!!Espèce de babouin!)

Voilà! J’ai adoré! J’attends la prochaine fois avec impatience!

La morale de cette histoire:

Faire de l’airsoft c’est un peu joueur à la guerre entre adultes et pour de faux. C’est aussi manier des répliques d’armes, apprendre à se déplacer discrètement, rapidement, apprendre à viser, à tirer et à dégommer l’ennemi. C’est apprendre à développer des stratégies, à évoluer en équipe, et aussi à jouer fairplay(et ça c’est pas toujours évident!).

J’espère avoir chatouillé un peu la gâchette (ho le jeu de mot de circonstance!) de votre curiosité, et qui sait peut-être sera-t-on amenés à se démettre cordialement le popotin à coup de shotgun!?

NB: tout ça se déguste avec sagesse, dans le sens de la longueur et sans animosité! Pas de vengeance, pas de violence, juste pour le fun!

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